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CE QUE NOUS
FABRIQUONS
À PARTIR
DU SANG

Le sang que nous recueillons provient de donneurs non rémunérés. Suivant un don de sang total, les composants du sang (globules rouges, plaquettes et plasma) sont séparés dans le cadre du processus de fabrication. Les plaquettes et le plasma peuvent aussi être séparés du reste du sang par un procédé appelé aphérèse. Après avoir analysé et traité les trois composants du sang, nous les distribuons aux fins de transfusion.

Une partie du plasma que nous recueillons est utilisée par les hôpitaux pour soigner des traumatismes et des hémorragies, mais la majorité sert à produire des protéines plasmatiques : l’albumine, pour le traitement des brûlures et des traumatismes; les immunoglobulines, pour le traitement des infections et des troubles immunitaires; et les facteurs de coagulation, pour le traitement de certains troubles de la coagulation. (Le facteur de coagulation utilisé pour traiter les hémophiles ne vient pas du sang; il est obtenu à partir d’ADN recombinant.) Tous ces produits pharmaceutiques (aussi appelés « médicaments biologiques ») sont fabriqués selon un procédé qui s’appelle le fractionnement. Comme il n’existe pas de services de fractionnement au Canada, nous expédions le plasma à des sociétés de fractionnement américaines et européennes, qui nous retournent ensuite les produits finis afin qu’ils puissent être administrés à des patients canadiens. Nous achetons également des produits dérivés du plasma et des produits de synthèse auprès de fabricants étrangers qui doivent se conformer aux normes strictes de sécurité et de qualité imposées par des organismes de réglementation tels que Santé Canada et la Food & Drug Administration américaine.

POINT DE MIRE

PROTÉINES PLASMATIQUES     

La Société canadienne du sang est responsable de la fabrication, de l’acquisition et de la distribution de produits plasmatiques dont la valeur annuelle représente environ 500 millions de dollars. Ces médicaments biologiques sont indispensables pour traiter les patients souffrant d’hémophilie ou de troubles immunitaires, les grands brûlés, les victimes de traumatismes et bien d’autres receveurs potentiels. Grâce à notre structure nationale à coûts partagés, nous sommes en mesure de fournir le bon produit au bon patient, au bon moment.

Nous continuons de bénéficier de contrats d’achat en gros négociés ces dernières années avec des...


SUITE

POINT DE MIRE :
UN MODÈLE POUR UN RÉGIME
NATIONAL D’ASSURANCE MÉDICAMENTS

Depuis sa fondation en 1998, la Société canadienne du sang a non seulement assuré la gestion du système d’approvisionnement en sang du Canada, mais elle est devenue une ressource nationale en médicaments biologiques. Nous offrons aux patients de tout le pays un accès universel et équitable à une gamme de produits dérivés du plasma. En mettant l’accent sur le pouvoir d’achat collectif des gouvernements provinciaux et territoriaux et en nous appuyant sur les meilleures pratiques établies en matière d’appel d’offres pour un processus concurrentiel et transparent, nous avons conclu des contrats nous faisant réaliser des économies d’environ 600 millions de dollars sur cinq ans (jusqu’à ’exercice 2017-2018), ce qui profitera à tous les Canadiens.

Chaque fois que cela est possible, nous achetons des produits de marques différentes en petits lots auprès de plusieurs fournisseurs, qui font tous l’objet d’une procédure de qualification indépendante et de vérifications régulières, et nous négocions un « stock de sécurité » afin de réduire le risque de pénurie. De plus, lorsque cela se justifie, nous consultons des patients, des médecins et des experts reconnus pour nous assurer que nos choix de produits correspondent aux besoins actuels et futurs.

Notre expérience de 17 ans montre qu’un système d’achat en gros et de distribution de médicaments coordonné à l’échelle nationale est très avantageux pour les patients, les fournisseurs de soins et les bailleurs de fonds du système de santé. À un moment où les gouvernements réfléchissent encore une fois aux avantages d’un régime national d’assurance médicaments offrant la possibilité d’économiser des milliards de dollars, notre modèle efficace de collaboration et de partage des coûts indique la voie vers une solution. Nous allons continuer de nous inspirer des leçons que nous avons apprises dans le cadre de notre participation aux discussions nationales sur le sujet.

* Pour un examen plus approfondi de cette question, lire la lettre d’opinion du Dr Graham D. Sher dans le National Post du 15 avril 2015.

Reg Parker

Reg comprend mieux que quiconque l’importance du don de sang et d’organes. En plus de recevoir régulièrement des gammaglobulines, un produit dérivé du plasma, pour traiter un déficit immunitaire courant, il a subi en 2014 une transplantation poumons-foie qui a nécessité une trentaine d’unités de sang.