Photo de Deborah Hunte, une transfusée qui fait aussi du bénévolat pour la Société canadienne du sang

Rapport annuel 2013 – 2014

Des services et des produits de valeur

Au cœur de notre mission depuis toujours, la valeur est le critère dont nous nous servons pour évaluer le succès de toutes nos activités.

Enter

Deborah Hunte, bénévole à la Société canadienne du sang. Atteinte d’une anémie falciforme, une maladie sanguine d’origine héréditaire, Deborah doit recevoir des soins médicaux spécifiques et des transfusions afin de contrôler la douleur. Elle a également perdu sa soeur, Sandra, et son frère, Geoffrey, tous deux morts de cette même maladie.

En tant que bénévole, Deborah se rend dans différentes organisations pour parler de son histoire dans l’espoir d’inciter les gens à s’impliquer dans le don de sang. C’est sa façon à elle de montrer sa reconnaissance envers les donneurs de sang qui ont non seulement permis de prolonger sa vie, mais celles de sa soeur et de son frère également.

Valeur

La valeur des soins de santé ne se mesure pas seulement en dollars.

La Société canadienne du sang vise les mêmes objectifs fondamentaux que ses partenaires en soins de santé partout au pays : offrir des soins de qualité exceptionnelle, améliorer sans cesse les résultats pour les patients et optimiser l’efficience.

Illustrations d'une infirmière, d'un médecin et d'un patient. Les trois images symbolisent de meilleurs soins, de meilleurs résultats et des coûts optimaux

En adoptant les mêmes priorités que nos partenaires, nous veillons à orienter nos diverses activités vers un objectif commun : offrir des services de qualité aux Canadiens.

Prudents administrateurs d’actifs financiers, nous gérons judicieusement chaque dollar de notre budget. Cette gestion s’inscrit dans notre engagement global envers l’efficacité et l’innocuité de nos produits, la fiabilité de l’approvisionnement et la diffusion de nos pratiques exemplaires, de nos recherches novatrices et de nos modèles éprouvés de prestation de services. Ces éléments soutiennent les principales valeurs de la Société canadienne du sang : des soins de qualité, de meilleurs résultats pour le patient et une gestion judicieuse de coûts.


Ce rapport annuel vise la période du 1er avril 2013 au 31 mars 2014. Il rend compte de la contribution financière des gouvernements provinciaux et territoriaux à nos programmes. Les opinions exprimées dans le présent rapport sont celles de la Société canadienne du sang et ne reflètent pas nécessairement celles des gouvernements.

Stratégie

L’actuelle période d’austérité confirme la pertinence de notre stratégie.

La formule de notre organisation pancanadienne comporte deux volets d’importance égale. D’une part, nous fabriquons des produits biologiques sûrs et efficaces, conçus pour répondre aux besoins des patients au moment opportun. D’autre part, nous offrons des services cliniques, notamment pour les dons d’organes, le jumelage de donneurs et de receveurs de cellules souches et les diagnostics en laboratoire, afin de perfectionner les soins aux patients dans des domaines autres que l’approvisionnement en produits sanguins courants et en protéines plasmatiques.

Au coeur de notre stratégie

Fabrication de produits biologiques

Globules rouges, plaquettes, plasma, cellules souches (provenant de la moelle osseuse, du sang et du sang de cordon ombilical) et autres produits.

RECRUTEMENT

Repérage et recrutement de donneurs potentiels pour les divers produits, du sang aux cellules souches, comme première étape de la chaîne d’approvisionnement.

GESTION DE LA CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT

Planification, collecte, traitement, analyse et distribution de produits biologiques — au bon endroit, au bon moment.

Prestation de services cliniques

Registres, services médicaux, savoir, outils et expertise.

SERVICES CLINIQUES ET MÉDICAUX

Diagnostic, gestion de registres et soutien à l’utilisation des produits.

INNOVATION

Recherche, acquisition, application et transmission des connaissances, éducation et création de produits.

Notre rôle de fournisseur de produits biologiques et de services cliniques est axé sur deux grands objectifs :

1Améliorer les résultats pour les patients au Canada grâce à la fabrication et à l’offre de produits et de services sûrs, pertinents et de qualité.

2Continuer de mériter le droit d’exercer nos activités en raison de notre engagement à l’égard de la sécurité, de l’amélioration du rendement et d’une gestion financière saine et responsable.


« [La population] doit avoir accès à l’information sur les politiques, la gestion et les opérations du système d’approvisionnement en sang et doit avoir son mot à dire dans le processus décisionnel. »

— Horace Krever, juge

Chaque décision stratégique de la Société canadienne du sang s’inscrit dans son objectif d’améliorer la santé et la qualité de vie des gens qu’elle a le mandat de servir. L’organisation a été créée au terme de quatre années de vastes consultations publiques menées dans le cadre d’une commission d’enquête fédérale présidée par le juge Horace Krever, qui a entendu près de 500 exposés et examiné plus d’un million de pages de documents de preuve.

Le rapport final de la commission Krever, déposé en novembre 1997, a défini le mandat que devrait avoir un système pancanadien centralisé, doté d’un budget de fonctionnement adéquat, soumis à des obligations claires en matière de responsabilité et lié par un engagement à faire de la sécurité du public la priorité de chacune de ses activités opérationnelles, techniques et cliniques. En qualité d’organisation au service de la population, la Société canadienne du sang demeure attachée à ces principes fondamentaux.

« Je dis aux gens qui n’ont jamais donné de sang que c’est maintenant qu’il faut en donner, car on ne peut pas savoir quand on aura besoin de sang. »
Brent Cairns
Donneur et recruteur
Photo de Brent Cairns, un donneur de sang qui recrute d'autres donneurs dans son entourage
« Je dis aux gens qui n’ont jamais donné de sang que c’est maintenant qu’il faut en donner, car on ne peut pas savoir quand on aura besoin de sang. »
Brent Cairns
Donneur et recruteur

Peu de gens peuvent dire qu’ils fréquentent les centres de collectes de sang depuis leur plus jeune âge, mais puisque sa mère, Deb, a travaillé dans le milieu de l’approvisionnement en sang pendant plus de 18 ans, Brent compte les collectes de sang parmi ses premiers souvenirs d’enfance. Donner, Brent à tellement ça dans le sang qu’il a n’a pas hésité à célébrer son 17e anniversaire en faisant son premier don. Malgré le fait que son grand-père ait récemment perdu son combat contre le cancer, Brent a pu constater de ses propres yeux l’importance des transfusions sanguines, alors que son grand-père en recevait pendant sa chimiothérapie. Cet événement a été révélateur pour Brent. Lorsqu’il était à l’université, Brent incitait ses camarades à aller donner du sang. Il se servait des médias sociaux pour diffuser son message et rappeler aux gens l’importance de donner du sang, et ce sans plus tarder.

Structure

Nous avons remanié nos méthodes de travail pour mieux mettre en oeuvre notre stratégie.

Chaque aspect de nos activités de fabrication de produits biologiques s’appuie désormais sur la gestion intégrée de la chaîne d’approvisionnement. Parallèlement, nous avons rapproché nos services cliniques les uns des autres en leur donnant une orientation stratégique commune.

Photo de Riley Knowles, un bénévole, faisant mine d'imbriquer les deux moitiés d'un immeuble coupé en deux, comme les deux pièces d'un puzzle
Riley Knowles, bénévole
 

Amorcé il y a deux ans, l’examen systématique des priorités de l’organisation nous a menés vers une stratégie d’entreprise renouvelée. Subséquemment, nous avons réfléchi à la meilleure façon de mettre en oeuvre cette stratégie en vue d’améliorer le déroulement des activités quotidiennes. Pour amorcer le processus du bon pied, nous avons adopté une nouvelle structure organisationnelle qui a été dévoilée à la fin de l’année dernière. Sa mise en place a comporté des difficultés, voire suscité certaines perturbations, mais chaque changement a été apporté en fonction d’un seul objectif : la réussite de notre stratégie à long terme.

Cherchant à mieux répondre aux besoins des personnes intéressées par nos activités de fabrication de produits biologiques, nous avons poursuivi l’intégration de notre modèle de fonctionnement. Nous avons fusionné la gestion de secteurs d’activité naguère distincts et renforcé leur coordination, depuis l’étape initiale du don jusqu’à la livraison du produit au patient. De même, nous avons réorganisé nos services cliniques de façon à mettre à profit tous les aspects de notre expertise collective, de la gestion des registres pour les greffes à la transmission des connaissances par la formation professionnelle.

Trois illustrations l'une en dessous de l'autre représentant le rétrécissement d'un immeuble Trois illustrations l'une en dessous de l'autre représentant le rétrécissement d'un immeuble Trois illustrations l'une en dessous de l'autre représentant le rétrécissement d'un immeuble

10 %
Réduction de 10 % des postes équivalents temps plein parmi le personnel administratif

La restructuration organisationnelle de l’an dernier s’explique principalement par la recherche du positionnement idéal pour réaliser la stratégie à long terme de la Société canadienne du sang. Toutefois, nos nouvelles priorités stratégiques, axées sur l’efficacité de l’approvisionnement en produits et de la prestation des services et des programmes, a permis de réduire le personnel de soutien administratif requis. Grâce à l’allègement de la structure organisationnelle et à l’efficacité accrue des méthodes de travail, nous réduirons de plus de 10 % les postes équivalents temps plein dans les services d’administration.

Procédés

De l’établissement de collecte au chevet du patient : chaque étape compte.

Par la réévaluation constante de toutes les étapes critiques de la chaîne d’approvisionnement, nous améliorons le contrôle de la qualité, éliminons les mesures répétitives et les pertes, et augmentons la précision des procédés par l’automatisation, tout en perfectionnant la sécurité et l’efficacité du système.

Photo de Nancy MacNeil, une employée, qui marche en laissant des traces de pas illustrées
Nancy MacNeil, employée
 

L’an dernier, nous avons procédé à l’adoption d’un modèle de gestion intégrée de la chaîne d’approvisionnement et modifié notre structure organisationnelle afin d’améliorer le flux des produits et des données. Il en a résulté une planification et une gestion améliorées de toutes nos activités de fabrication de produits biologiques, depuis les procédés de collecte de sang et d’approvisionnement en matériel médical, de production et d’analyse, jusqu’à la livraison en temps opportun de produits de qualité supérieure aux patients. Pour chaque étape critique, tous les membres de l’équipe ont désormais accès à des données et à des mesures en temps réel pour prendre des décisions éclairées.

Auparavant, la Société canadienne du sang se composait de secteurs d’activité consacrés à certains produits et services. Si cette structure favorisait l’élaboration de systèmes et de procédés propres à chaque secteur, elle dissimulait aussi les possibilités de collaboration et d’exploitation de compétences communes. Par exemple, deux groupes effectuaient indépendamment des analyses sur des cellules souches et des composants sanguins labiles au moyen d’équipement et de compétences semblables.

La nouvelle organisation réunit tous les produits dans une seule chaîne d’approvisionnement. Si certains systèmes sont différents, leur mode de fonctionnement se ressemble souvent. De même, les spécialités varient selon les employés, ce qui n’empêche pas les nombreuses occasions de collaboration fructueuse. Sur le plan de la gestion, il existe des façons de faire similaires dans plusieurs domaines, de l’assurance de la qualité à l’entretien. Ces similarités justifient une supervision simplifiée de toutes les activités par un même service.


Illustration de quatre personnes tenant un crayon avec lequel ils ont coché une case au dessus d'eux

Degré de satisfaction de
98 %

Cette année, nous avons obtenu pour nos activités de distribution de produits sanguins un niveau de satisfaction de 98 % parmi les grands hôpitaux canadiens, c’est-à-dire ceux qui reçoivent au moins 3 000 unités de globules rouges par année. Il s’agit d’une nette augmentation comparativement à l’an dernier, où nous avions reçu la note de 88 % en raison des perturbations temporaires qu’avait causées la centralisation, à Brampton, en Ontario, des services de production et de distribution autrefois assurés par plusieurs établissements de la province.


Intégration logique

En plus d’avoir supprimé les barrières entre les produits, l’initiative d’intégration de la chaîne d’approvisionnement a contribué à rationaliser les étapes séquentielles. La logistique, notamment, ne relève plus d’un service de soutien géré à l’échelle de la Société; désormais, elle fait partie intégrante des procédés de la chaîne d’approvisionnement, ce qui facilite la planification et la gestion des activités quotidiennes en plus d’optimiser l’utilisation des ressources.

L’intégration procure aussi des possibilités d’innovation productive. Par notre approche globale à la première étape de la chaîne d’approvisionnement, à savoir le recrutement de donneurs, nous cherchons à établir un dialogue avec ces derniers en vue de faire correspondre leurs généreux dons aux besoins actuels des patients. La transparence des communications, tant au sujet de la demande pour des groupes sanguins précis que du moment optimal pour faire un don, ainsi que d’autres facteurs importants, contribue au maintien d’un équilibre qui permet d’entretenir de bonnes relations avec les donneurs et d’assurer une utilisation maximale de leur précieuse contribution. En outre, cette nouvelle approche favorise l’adoption de méthodes de recrutement novatrices et ciblées.

Une grande réussite : des pas de géant dans la planification à long terme. Notre vision globale de la chaîne d’approvisionnement rend possible l’examen de données précises sur le rendement ainsi que l’établissement de prévisions rigoureuses en vue d’améliorer la gestion des capacités, de l’organisation du travail et de l’affectation des ressources. Si un quelconque facteur influe sur l’offre et la demande, nous sommes en mesure de modéliser des scénarios pertinents afin de trouver le meilleur moyen de poursuivre nos activités de façon sécuritaire et efficace.

Nous avons amélioré beaucoup de choses.

Diagramme illustrant le parcours du sang, du donneur au laboratoire d'analyses, puis de son enregistrement dans le système informatique jusqu'à son transport vers l'hôpital

Chaque unité de sang reçue à une collecte est enregistrée dans un système d’information qui permet d’en suivre le cheminement au fil des étapes d’analyse, de fabrication, de distribution et de livraison à l’hôpital. Ainsi, elle est repérable tout au long du processus de contrôle de la qualité et de l’innocuité. En 2013, pour la première fois en plus de dix ans, nous avons apporté d’importantes améliorations à notre système d’information, qui fonctionne au moyen de la plateforme Web eProgesa. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec le développeur afin d’en renforcer les fonctionnalités de suivi et de production de données, d’améliorer la convivialité de l’interface et d’accroître la transparence et la précision de notre gestion des produits sanguins.

Dans le but d’éviter d’éventuelles perturbations, nous avons choisi de passer au nouveau système en une seule fois au lieu de procéder par étapes. En prévision du changement, près de 3 500 employés ont suivi une formation et plus de 125 instructions permanentes d’opération ont été mises à jour. Au terme d’une planification pluriannuelle, la transition officielle, qui s’est échelonnée sur 36 heures en février 2014, s’est déroulée sans heurts. Toutes les mesures avaient d’ailleurs été prises pour maintenir la sécurité de l’approvisionnement en sang.

Grâce au nouveau système d’information, l’efficacité de notre gestion de la collecte et de la distribution des produits sanguins a atteint un nouveau sommet. En effet, l’accès immédiat aux données de suivi, l’option d’ajout de renseignements médicaux et l’actualisation des réserves en temps réel constituent de précieuses nouveautés qui contribuent largement à l’optimisation de la chaîne d’approvisionnement. Qui plus est, la technologie Web du système facilitera l’intégration de tout changement destiné à améliorer nos méthodes de travail ou l’expérience des donneurs et des hôpitaux partenaires.

Nous poursuivrons l’évolution de notre gestion de la chaîne d’approvisionnement par l’introduction de procédés automatisés dans l’objectif d’améliorer la sécurité et la productivité. Complexe, le système actuel, qui repose sur des formulaires, peut donner lieu à des erreurs. L’an dernier, nous avons effectué une analyse de rentabilité pour l’automatisation de nos activités de collecte, laquelle permettra de saisir les données au moment du don et à toutes les étapes subséquentes. Cette stratégie comprendra un questionnaire électronique à l’intention des donneurs, qui le rempliront eux-mêmes au moment de la collecte ou, mieux encore, en ligne avant leur arrivée. De la première à la dernière étape du don, le personnel de collecte pourra entrer l’information directement dans le système.

Nous avons récemment apporté d’importantes améliorations au système de suivi et d’évaluation de l’utilisation de nos produits dans les hôpitaux. Depuis la mise en oeuvre d’une nouvelle solution, en mai 2014, les administrateurs peuvent produire des rapports sur l’utilisation des composants sanguins labiles et des produits plasmatiques au moyen d’une application Web. Le système permet de compiler des données chaque mois pour la génération de rapports qui décrivent clairement l’utilisation des produits et rendent possibles des comparaisons détaillées entre les hôpitaux semblables. En outre, le système produit chaque jour des rapports sur l’état des réserves.

Photo de le nouveau centre de production et de distribution à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse

En mars 2013, nous avons déménagé les services de production et de distribution qui étaient à Halifax dans un nouvel établissement à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse. Nous avons de plus installé à London, en Ontario, les services de collecte et de logistique qui se trouvaient dans le Sud-Ouest de la province. L’inauguration du laboratoire d’analyses sanguines de Brampton (projet approuvé au printemps 2014) marquera la fin de la première phase de Projet national de renouvellement des installations, qui s’étendra sur plusieurs années.

L’analyse de rentabilité de la deuxième phase, qui concerne l’Alberta et la Saskatchewan, a été approuvée par notre conseil d’administration, puis a été soumise aux autorités gouvernementales concernées, avec qui nous discutons des moyens de financement.

« Être membre du Comité national de liaison m’a vraiment ouvert les yeux sur l’importance capitale des produits sanguins pour un grand nombre de personnes. »
Dennis Koebel
Donneur et bénévole
Photo de Dennis Koebel, un donneur qui fait aussi du bénévolat pour la Société canadienne du sang
« Être membre du Comité national de liaison m’a vraiment ouvert les yeux sur l’importance capitale des produits sanguins pour un grand nombre de personnes. »
Dennis Koebel
Donneur et bénévole

Ce qui n’était qu’une simple excuse pour sécher un cours alors qu’il avait 16 ans est par la suite devenu un engagement à plein temps pour Dennis Koebel, directeur d’école primaire, aujourd’hui retraité. C’est après que sa mère eut développé un cancer ovarien et nécessité des transfusions sanguines qu’il est devenu un donneur régulier et s’est de plus en plus impliqué dans le système d’approvisionnement en sang. Il a formé un groupe d’amis, les « Blood Brothers » (Frères de sang). Le groupe se réunit tous les 56 jours, le samedi, pour prendre un déjeuner avant d’aller donner du sang. Dennis fait tout son possible pour encourager les gens à donner; il souligne même les événements jalons, tels que son 100è don, et organise des soirées de Noël au centre de collecte, soirées au cours desquelles il invite les gens à se joindre à lui pour donner du sang. Il est également membre d’un comité régional de liaison de la Société canadienne du sang et siège au comité national de liaison.

Produits

Nous traitons chaque produit comme si la vie d’une personne en dépendait, ce qui est effectivement le cas.

Les Canadiens nous ont confié la collecte et la distribution de sang et de cellules souches. Ils s’attendent aussi à ce que nous fournissions les bons produits aux bons patients, au bon moment et au bon prix, en respectant en tout temps les plus hautes exigences de qualité.

Photo de Jeanette Posey, une bénévole, portant une horloge illustrée à bouts de bras
Jeanette Posey, bénévole
 

Nous avons observé une baisse légère, mais constante, de la demande de produits sanguins au Canada. Cette tendance s’explique par l’adoption de méthodes d’utilisation et de conservation plus efficaces, et de meilleures techniques de chirurgie. Dans ce contexte, il est impératif de poursuivre la réduction des heures moyennes de travail par unité, en dépit de la baisse des objectifs de collecte, sans jamais amoindrir la rigueur du contrôle de la qualité. Parallèlement, nous devons nous adapter aux nouvelles tendances en matière de sélection et de distribution des produits sanguins, par exemple, l’augmentation de la demande hospitalière de plaquettes ayant subi un typage HLA (antigènes d’histocompatibilité humain). En outre, certaines préoccupations concernant la santé des donneurs pointent à l’horizon, comme la diminution du taux de fer chez les jeunes femmes, qui pourrait les obliger à espacer leurs dons.

La baisse de la demande de plusieurs composants sanguins labiles contraste avec la croissance de la demande de produits plasmatiques spéciaux. Au cours des dernières années, l’utilisation des produits plasmatiques spéciaux a augmenté en moyenne de 6,5 % par an, malgré l’adoption de nouvelles mesures les concernant par le ministère de la Santé de certaines provinces. Chose plus préoccupante encore, l’utilisation non conforme de ces onéreux produits serait à la hausse, malgré, dans certains cas, l’absence de données médicales prouvant leur efficacité dans le cadre d’un traitement. La pression qui en résulte chez nos fournisseurs habituels nous a poussés à envisager la possibilité d’utiliser d’autres produits.


Nous fournissons les produits sanguins dont les gens ont besoin.

Image de deux employés de la Société canadienne du sang recevant le sang de cordon ombilical donné par deux mères. On aperçoit derrière eux un chemin menant à un bâtiment

La Société canadienne du sang a continué l’an dernier à diriger la mise sur pied de la banque publique nationale de sang de cordon ombilical. Le premier centre de collecte de cordons ombilicaux a été inauguré à l’Hôpital d’Ottawa, en septembre 2013, parallèlement au démarrage du premier centre de traitement et d’entreposage de la banque dans cette même ville. Le sang de cordon ombilical est une importante source de cellules souches pour les 70 % de personnes en attente d’une greffe qui cherchent un donneur compatible non apparenté.

Un deuxième centre de traitement et d’entreposage doit ouvrir ses portes à Edmonton, à l’automne 2014, et les centres de collecte de Brampton, d’Edmonton et de Vancouver entreront en activité au cours de l’année à venir. Dans l’intervalle, nous nous concentrons sur la campagne de financement pour les besoins de la banque de sang de cordon ombilical. Nous voulons recueillir notre part de 12,5 millions de dollars de l’enveloppe de 48 millions promis par les ministères provinciaux et territoriaux de la Santé (sauf celui du Québec). La campagne Pour tous les Canadiens, première collecte de fonds de la Société canadienne du sang, a permis d’amasser 8,4 millions de dollars en espèces et en promesses de don écrites (au moment de la rédaction du présent rapport). Nous en sommes à l’étape de sollicitation du public et comptons atteindre notre objectif d’ici la fin de décembre 2014.

Photo des 25 grimpeurs avec le drapeau de la Société canadienne du sang au sommet du Kilimandjaro

En août 2013, une équipe menée par Graham Sher, chef de la direction de la Société canadienne du sang, a gravi le mont Kilimandjaro, en Afrique, dans le cadre de la campagne Pour tous les Canadiens, lancée au profit de la banque publique nationale de sang de cordon ombilical. Les 25 membres de l’équipe ont atteint le sommet. Leur exploit, qui a retenu l’attention dans les médias sociaux, a permis d’amasser plus de 350 000 $, qui s’ajoutaient aux 115 000 $ provenant des commanditaires.

Première mondiale, la Société canadienne de l’hémophilie a demandé le soutien de la Société canadienne du sang et de deux autres fabricants dans le but de transformer des produits sanguins inutilisés en médicaments contre l’hémophilie à l’intention des pays en développement. Lancé officiellement en septembre 2013, le Projet Récupération permettra de produire du facteur VIII, une protéine nécessaire à la coagulation, à partir de cryoprécipité issu du sang de donneurs canadiens qui serait sinon jeté.

Le produit sera distribué sous la supervision de la Fédération mondiale de l’hémophilie, dans le cadre d’un programme d’aide humanitaire destiné aux patients condamnés ou menacés d’incapacité grave en raison d’un traitement lacunaire ou inexistant. Le Projet devrait générer chaque année un nombre d’unités de facteur VIII qui permettra de traiter quelque 5 000 hémorragies dans les articulations, symptôme le plus courant de l’hémophilie chez les enfants et les adultes, leur épargnant ainsi d’atroces douleurs et des séquelles invalidantes.

Qualité

Assurer la qualité ne se limite pas à garantir l’innocuité des produits.

Pour maintenir le cap sur la qualité, nous respectons en tout temps les plus rigoureuses normes en matière de sécurité et d’efficacité des produits et de fiabilité de l’approvisionnement. De plus, nous fournissons des conseils éclairés à nos partenaires afin d’optimiser les résultats pour les patients.

Photo d'Ellen Flores-Abad, une employée, montant un escalier illustré pour montrer notre progression
Ellen Flores-Abad, employée
 

À nos yeux, la qualité se mesure à l’ampleur des effets. Toutes nos procédures internes visent à garantir en tout temps des produits et des services sûrs, éprouvés et efficaces. Toutefois, la véritable valeur de nos efforts ne se mesure que par la satisfaction des besoins des patients. La qualité d’une unité de sang ou d’un jumelage au moyen d’un registre de greffe n’est confirmée que par l’obtention de l’effet recherché sur le receveur.

Pour optimiser les effets de nos produits et services, nous proposons en outre notre expertise. Nos spécialistes médicaux fournissent des conseils aux cliniciens au sujet des composants sanguins labiles à privilégier dans le traitement d’une affection particulière, ou sur la façon d’utiliser notre registre de donneurs d’organes pour établir une stratégie de greffe. À plus grande échelle, nous communiquons régulièrement aux administrateurs des soins de santé les résultats de recherche sur nos produits en développement ainsi que les améliorations apportées à nos procédures.

Nous raffinons et bonifions sans cesse nos outils mis à la disposition des banques de sang hospitalières afin de favoriser une utilisation plus efficace de nos produits. Par exemple, nous avons amélioré notre système de transmission de rapports en ligne sur l’utilisation des composants sanguins labiles et des produits plasmatiques. En outre, nous avons créé un système de données sur la gestion des réserves qui contribuera à l’établissement d’un registre national convivial et automatiquement mis à jour. Nous travaillons de concert également avec les gouvernements et divers autres partenaires à l’amélioration du suivi des concentrés de facteur de coagulation pour usage à domicile, dans l’objectif d’améliorer la connaissance de ces produits et leur utilisation.

Notre objectif global est de trouver d’autres domaines qui pourraient bénéficier de nos connaissances et de notre expertise. Il s’agit d’un autre aspect de notre rôle de partenaire proactif en soins de santé, oeuvrant de pair avec d’autres chefs de file à l’atteinte de nos objectifs de qualité communs.

Illustration de cinq personnes portant l'image d'un pouce en l'air signifiant leur approbation

Un taux
de confiance de
82 %

Selon le sondage annuel sur le taux de confiance des Canadiens à l’égard du système d’approvisionnement en sang, nous avons obtenu une note de deux points supérieure à notre objectif de 80 % pour 2012–2013.


La qualité, une priorité

Illustration d'un camion de la Société canadienne du sang faisant demi-tour

En août 2013, la Société canadienne du sang a transmis aux hôpitaux un avis pour le rappel de 1 500 unités de sang parce que le test de dépistage du cytomégalovirus (CMV) n’avait pas été fait selon les normes pendant trois jours.

Infection extrahospitalière courante, le CMV reste à l’état quiescent dans les globules blancs et ne présente aucun risque pour la plupart des gens. Seuls certains patients ayant des besoins spéciaux doivent impérativement recevoir du sang exempt de CMV, comme les nouveau-nés de poids insuffisant à la naissance et les personnes immunodéprimées. Le rappel servait ainsi à éliminer un risque faible.

Cela dit, en tant qu’organisme canadien qui s’est engagé à gérer un système d’approvisionnement en sang sûr et fiable, nous visons à éviter toute situation qui suscitera le moindre rappel. Afin de réduire au minimum toute possibilité de non-conformité aux normes établies, nous devons veiller au respect de nos rigoureuses politiques et procédures à tout moment. Pour les rares cas où une manipulation n’est pas exécutée correctement, il nous faut disposer des moyens de détecter la faille promptement, puis de lancer, au besoin, les mesures de rappel du produit à risque.

Il importe de souligner que la lacune pour le test de dépistage du CMV a été repérée au cours d’une vérification de routine, ce qui témoigne de l’efficacité de nos procédures de contrôle de l’innocuité. De plus, notre réponse et la gestion du rappel subséquent confirment que nous tenons notre promesse d’assurer une qualité supérieure, même si nous aurions préféré éviter une telle situation.

Le débat au sujet du plasma provenant de donneurs rémunérés a de nouveau occupé l’espace public l’an dernier, notamment lorsque le gouvernement de l’Ontario a présenté un projet de loi interdisant aux établissements privés de rémunérer les donneurs de sang et de plasma. Nous maintenons à ce sujet une position très claire : la décision d’autoriser ou d’interdire la rémunération des donneurs de plasma relève de la morale et de l’éthique et doit être le fruit de consultations et de discussions entre les décideurs politiques et la population canadienne. Il n’est pas question ici de sécurité, puisque les données scientifiques prouvent que les produits pharmaceutiques issus de dons rémunérés sont tout aussi sûrs que ceux qui proviennent de donneurs bénévoles. Bien que n’étant pas visée par l’interdiction, la Société canadienne du sang continue de défendre le don bénévole et n’entend pas offrir de compensation aux donneurs.

« Dans ma famille, nous sommes plusieurs à avoir déjà été transfusés. C’est pour ça que ce que j’aime dans mon métier, c’est d’encourager les gens à donner du sang et à sauver la vie des autres. »
Melissa Smith-McGuire
Receveuse et employée
Photo de Melissa Smith-McGuire, une transfusée travaillant pour la Société canadienne du sang
« Dans ma famille, nous sommes plusieurs à avoir déjà été transfusés. C’est pour ça que ce que j’aime dans mon métier, c’est d’encourager les gens à donner du sang et à sauver la vie des autres. »
Melissa Smith-McGuire
Receveuse et employée

En tant que responsable de secteur de la Société canadienne du sang, Melissa Smith-McGuire veille à répondre à la demande de sang. Entres autres, elle s’assure qu’aucun siège n’est vacant lors des collectes. Elle, mieux que quiconque, connait l’importance des dons de sang pour sauver des vies, car il y a de ça plusieurs années, sa mère a nécessité des transfusions sanguines à la suite d’un certain nombre d’urgences médicales, dont un arrêt cardiaque, une hémorragie interne, ainsi qu’une opération pour l’ablation d’un rein. Au printemps dernier, c’était le cousin de Melissa qui recevait des transfusions sanguines, à la suite d’une double greffe de poumons. Melissa a elle-même reçu du sang lorsqu’elle a accouché. Peu de gens peuvent dire, comme Melissa, qu’ils ont pleine conscience du besoin de dons de sang. Or, selon elle, c’est cette expérience personnelle qui rend son travail encore plus gratifiant.

Donneurs

Nous établissons des relations étroites et durables avec les donneurs.

Soucieux de renforcer l’essentiel facteur humain de notre chaîne d’approvisionnement, nous favorisons les échanges en tous genres avec les donneurs, leur proposons diverses formes de don et suscitons leur participation à chaque étape de leur vie.

Photo de Tyler Dorey, un employé, et Dave Thomson, un bénévole, devant deux cercles de couleur qui se recoupent
Tyler Dorey, employé     Dave Thomson, bénévole
 

Nos relations avec les donneurs constituent pour nous un domaine d’intérêt particulier depuis la restructuration de notre organisation. Nous ne voyons plus nos relations avec eux du même oeil. Plutôt que de nous attarder uniquement sur nos seuls besoins opérationnels, nous nous concentrons désormais sur ce que les donneurs pensent de nous, de leur rôle dans l’amélioration de la santé d’autrui et de la qualité générale des soins. Il s’agit d’un pas de géant pour la Société canadienne du sang, qui est consciente de la sollicitation croissante que vivent les donneurs dans toutes les sphères de leur vie. Nous devons faire évoluer nos relations avec ces derniers afin de conserver notre pertinence aux yeux des Canadiens et de leur rappeler que le don de sang représente un moyen gratifiant d’apporter sa contribution à la communauté.

Soucieux de mieux connaître nos donneurs, nous adoptons un principe s’apparentant à la « gestion du cycle de vie ». C’est en nous concentrant sur les étapes successives de notre relation avec les donneurs, soit la sensibilisation aux besoins, le premier don et les suivants, puis la promotion du don de sang auprès de la famille et des amis, que nous trouvons des occasions d’échanges qui contribuent à consolider leur soutien. Parallèlement, nous approfondissons leur compréhension d’autres domaines où ils pourraient décider de s’investir. Par exemple, un donneur assidu souhaitera peut-être s’inscrire à un registre de donneurs de cellules souches ou d’organes, ou une donneuse nouvellement enceinte pourrait accepter de donner le cordon de son bébé à la banque publique nationale de sang de cordon ombilical.

Notre nouvelle approche en ce qui concerne les relations avec les donneurs comporte trois volets : les donneurs, les communications et la technologie. Les donneurs de la Société canadienne du sang sont recrutés principalement dans un bassin fiable et fidèle. Par le passé, notre connaissance des donneurs se limitait essentiellement à une douzaine d’échanges dans le cadre des collectes de sang et du registre de donneurs de cellules souches. Nous ne disposions donc que d’un portrait partiel de nos plus fidèles collaborateurs. Désormais, nous cherchons à mieux les connaître en leur demandant des renseignements précis, comme les habituelles données démographiques, mais aussi les raisons qui motivent leur soutien à l’égard de la Société canadienne du sang et d’autres organisations à visée sociale.

Pour mieux connaître nos donneurs, nous devons bien organiser la communication afin de favoriser le dialogue. Nous envisageons d’augmenter la fréquence de nos comptes rendus sur l’ensemble de nos programmes, tels que les registres pour les greffes, les études épidémiologiques et la banque publique nationale de sang de cordon ombilical. Il nous faut de plus répondre de façon claire et efficace à toutes les questions, qu’elles concernent les groupes sanguins privilégiés, l’évolution des besoins hospitaliers, les critères d’admissibilité ou la procédure de collecte de sang. À l’ère des communications numériques, tout le monde veut obtenir sur-le-champ des renseignements pour prendre des décisions éclairées. En expliquant le pourquoi de nos décisions — par exemple, ce qui nous pousse à suggérer le don de plasma aux donneurs de sang AB+ lorsqu’il y a un surplus de sang de ce groupe —, nous créons le genre de relations collaboratives et transparentes qui fidélisent les donneurs.

Les donneurs qui adoptent les nouvelles technologies s’attendent à pouvoir communiquer avec nous par de multiples moyens. L’an dernier, nous avons tenu 7,5 millions de conversations téléphoniques avec des donneurs actuels et potentiels. Nous avons inauguré un deuxième centre d’appels national à Saint John, au Nouveau-Brunswick, pour contribuer à la gestion de l’important volume d’appels entrants et sortants. Par ailleurs, les donneurs ont pu prendre près de 100 000 rendez-vous au moyen de notre système en ligne. Nous accorderons désormais plus d’importance aux communications numériques, notamment grâce à notre nouvelle application mobile (voir ci-dessus), afin d’offrir aux donneurs les moyens de communication rapides et commodes qui font maintenant partie du quotidien. Par notre présence sur Facebook, Twitter et d’autres médias sociaux, et au moyen des zones interactives de notre site Web remanié, nous apprendrons à mieux susciter l’intérêt afin de bâtir une communauté dynamique, notamment parmi les jeunes de la génération du millénaire, nos futurs donneurs.


DES DONS DE MOUVEMENT

Pour permettre aux donneurs d’utiliser leurs moyens de communication préférés, nous avons investi dans la création de notre toute première application mobile, DonDeSang, lancée au printemps 2014. Celle-ci permet de repérer les points de collecte à proximité, de prendre rendez-vous, de consulter les critères d’admissibilité, de programmer un rappel et de clavarder avec l’équipe de soutien au moyen d’un téléphone intelligent.

Les donneurs ont tôt fait d’adopter DonDeSang, qui existe en version anglaise et française pour les systèmes d’exploitation Apple iOS et Android, si bien qu’elle se classe en tête des applications liées à la santé au Canada au moment d’écrire ces lignes. La prochaine mise à jour intégrera d’autres fonctions propres aux médias sociaux. Amorcé au cours de l’exercice, le rajeunissement de notre site Web qui devrait s’achever d’ici la fin de l’année, comprend déjà des fonctionnalités à l’intention des utilisateurs d’appareils mobiles.


Des donneurs fiables

4,6 million
Bassin de donneurs canadiens potentiels, estimé selon les critères d’admissibilité liés à nos produits et services ainsi qu’en fonction de la propension à l’engagement communautaire.

Représentation proportionnelle de plusieurs tranches de la population de donneurs, actifs ou potentiels, symbolisés par des personnages de couleur (chaque catégorie a une couleur différente)

412 000
Actuel bassin de donneurs de la Société canadienne du sang. C’est leur engagement que nous cherchons d’abord à renforcer et c’est à eux que nous proposons en priorité d’autres formes de contribution.

450 000
Objectif à court terme pour l’élargissement de notre bassin de donneurs. Il s’appuie sur plusieurs facteurs : la diminution de la demande en produits sanguins, l’utilisation accrue de produits plasmatiques spéciaux, l’apparition de nouveaux agents pathogènes à l’échelle mondiale et la diminution du taux de fer chez certains donneurs (et l’espacement des dons qui en découlera).

150 000
Nombre approximatif de donneurs refusés en 2013-2014 parce qu’ils ne satisfaisaient pas aux critères d’admissibilité. Nous leur sommes reconnaissants de leur geste et continuons de chercher d’autres façons de les mettre à contribution.

4,6 million
Bassin de donneurs canadiens potentiels, estimé selon les critères d’admissibilité liés à nos produits et services ainsi qu’en fonction de la propension à l’engagement communautaire.

412 000
Actuel bassin de donneurs de la Société canadienne du sang. C’est leur engagement que nous cherchons d’abord à renforcer et c’est à eux que nous proposons en priorité d’autres formes de contribution.

450 000
Objectif à court terme pour l’élargissement de notre bassin de donneurs. Il s’appuie sur plusieurs facteurs : la diminution de la demande en produits sanguins, l’utilisation accrue de produits plasmatiques spéciaux, l’apparition de nouveaux agents pathogènes à l’échelle mondiale et la diminution du taux de fer chez certains donneurs (et l’espacement des dons qui en découlera).

150 000
Nombre approximatif de donneurs refusés en 2013-2014 parce qu’ils ne satisfaisaient pas aux critères d’admissibilité. Nous leur sommes reconnaissants de leur geste et continuons de chercher d’autres façons de les mettre à contribution.


Le cycle de vie du donneur

Cercles de couleur symbolisant les étapes du cycle de vie du donneur

  1. Sensibilisation aux besoins
  2. Premier don de sang
  3. Dons réguliers
  4. Promotion auprès des autres
  5. Présence dans les autres volets
    (registres, sang de cordon ombilical,
    collecte de fonds, recherche)
« Je suis très honoré d’avoir pu sauver la vie de quelqu’un. Je le referais avec plaisir. »
Kabir Chughtai
Donneur de sang
et de cellules souches
Photo de Kabir Chughtai, un donneur de sang et de cellules souches
« Je suis très honoré d’avoir pu sauver la vie de quelqu’un. Je le referais avec plaisir. »
Kabir Chughtai
Donneur de sang et de cellules souches

Cela faisait bon nombre d’années que Kabir donnait régulièrement du sang lorsqu’il a décidé qu’il était prêt à passer à la prochaine étape : faire partie du réseau de donneurs de cellules souches UniVie. Quelques années après s’être joint au réseau, Kabir a appris qu’il était possiblement compatible avec un patient dans une situation urgente. Kabir n’a pas hésité à lui venir en aide; en effet, il est parti de son domicile, à Saskatoon, pour se rendre à un rendez-vous d’évaluation médicale à Edmonton. Il a conduit pendant six heures avec ses trois enfants à bord. Vers la fin de l’année 2012, lorsqu’on lui a confirmé qu’il correspondait au profil du patient dans le besoin, Kabir est retourné à Edmonton, avec sa femme cette fois, pour donner des cellules souches.

Greffes

Nous établissons des liens vitaux qui améliorent la santé et sauvent des vies.

Qu’il s’agisse de notre gestion du Registre canadien pour la transplantation et des programmes interprovinciaux connexes (le Programme de dons croisés de reins, la Liste d’attente nationale pour un organe et le Registre des patients hyperimmunisés) ou des pratiques exemplaires que nous avons définies en matière de prestation de services partout au pays, nous mettons à profit notre vaste expérience pour collaborer avec les responsables canadiens de la santé en vue d’offrir les soins requis aux patients dans le besoin.

Photo d'Heather MacDonald, une employée, devant un cercle gris, et Alexis MacDonald, sa fille, une transfusée, devant un cercle bleu. Entre les deux cercles, une flèche symbolise le lien qui les unit
Heather MacDonald, donneuse de sang et employée de la Société
canadienne du sang, et sa fille, Alexis MacDonald, receveuse de sang

 

Le Canada affiche un taux de don d’organes par habitant inférieur à celui d’autres pays développés. En outre, la demande dépasse toujours l’offre. On remarque certes une amélioration depuis 2008, année où le mandat de la Société canadienne du sang a été élargi pour comprendre le don et la greffe d’organes et de tissus, mais elle demeure faible. Comme nous l’avons souligné dans notre réponse au rapport annuel de 2013 sur le Registre canadien des insuffisances et des transplantations d’organes, les dons d’organes augmenteraient si les gouvernements provinciaux convenaient d’une démarche nationale conjointe et s’ils en partageaient les coûts. La Société canadienne du sang se trouve en bonne position pour faciliter une telle démarche. L’amélioration de la situation repose sur la collaboration interprovinciale et l’investissement conjoint de la part des services de première ligne des différentes provinces.

Parmi les importants signes de progrès figure l’augmentation des dons d’organes provenant de personnes décédées, attribuable au nombre accru d’organes reçus à la suite d’une mort cardiaque. De pair avec les intervenants en soins intensifs et les organismes provinciaux de dons d’organes, la Société canadienne du sang favorise la transmission des connaissances en encourageant la participation d’experts canadiens et étrangers à des programmes d’amélioration du rendement des soins de première ligne. Nous avons également défini des méthodes de travail de pointe en collaboration avec certaines sommités mondiales de la médecine, ce qui nous a permis d’améliorer notre propre expertise. En outre, nous avons organisé des ateliers où les équipes de programmes à succès ont pu discuter avec leurs homologues des programmes interprovinciaux et leur fournir des conseils. Nos recommandations, qui s’appuient sur des données probantes, ont provoqué des changements dans la mise en oeuvre des programmes, changements qui, à leur tour, ont engendré une augmentation du taux de dons et du nombre de greffes.

Conformément à notre rapport Passons à l’action de 2011, nous avons mené de vastes consultations en vue de concevoir un système national de gestion des dons et des greffes d’organes. Les gouvernements ayant depuis examiné le rapport, les recommandations à l’égard des dons et des greffes d’organes ont été mises en oeuvre à différents degrés à l’échelle du pays. Nos activités conjointes s’orientent maintenant sur l’instauration de la structure de « gouvernance clinique » provinciale proposée dans le rapport, qui comprend des lignes directrices selon lesquelles les intervenants provinciaux participant à des programmes communs seraient responsables les uns envers les autres. La prochaine étape en vue de la réussite de l’initiative dépend largement de la mise en oeuvre de cette structure.

Il n’existe toujours pas de stratégie pancanadienne en matière de dons et de greffes de tissus. Il faut continuer de se tourner vers les États-Unis pour répondre à la demande de tissus spéciaux de différents types. À l’échelle canadienne, les programmes de dons d’yeux et de tissus s’exécutent selon une optique provinciale, sans égard à la production ni à la distribution entre les provinces. Dans l’attente d’une stratégie commune, la Société canadienne du sang joue un rôle déterminant grâce à l’élaboration de méthodes de pointe en matière de banque de tissus, à l’éducation des professionnels pour stimuler les dons de tissus, à la sensibilisation du public et à la collecte de données nationales.

Malgré un léger ralentissement, la demande de greffe de cellules souches poursuit sa tendance à la hausse, et les chercheurs obtiennent des résultats encourageants à l’égard de nouveaux traitements. Créé et géré par la Société canadienne du sang, le Réseau UniVie frisait les 340 000 donneurs adultes à la fin de mars 2014, ce qui représente une augmentation de 9,8 % en un an. Cette croissance s’explique, d’une part, par le succès de nos activités de recrutement visant à diversifier notre bassin de donneurs et, d’autre part, par la découverte de nouvelles utilisations possibles des cellules souches, notamment dans le traitement du diabète de type 1, de l’arthrite rhumatoïde, de la cardiopathie congénitale et de la paralysie cérébrale, affections qui s’ajoutent à la liste de plus de 50 maladies et troubles, comme la leucémie et l’anémie aplasique. Cependant, partout dans le monde, les banques de sang de cordon ombilical doivent composer avec des réserves de piètre qualité et une diversité des donneurs quasi inexistante, une situation dont il faudra tenir compte dans la mise en place de la banque publique nationale de sang de cordon ombilical du Canada.


Statistiques sur les cellules souches

339 558
Nombre total de donneurs de cellules souches inscrits à la fin de mars 2014, une augmentation de 9,8 % comparativement à l’exercice précédent.

333
Greffes de cellules souches de donneurs non apparentés réalisées au Canada (à l’exception du Québec) au cours de l’exercice.

39 %
Proportion de donneurs masculins, dont 16 % ont moins de 36 ans. Ces derniers représentent les donneurs optimaux, car les greffes de cellules souches de jeunes hommes présentent moins de risques de complications et donnent de meilleurs résultats.

40 %
Proportion de donneurs et de donneuses de moins de 36 ans — une hausse de 4 % attribuable au recrutement ciblé sur les jeunes.

7 %
Proportion de donneurs de moins de 36 ans appartenant à une minorité ethnique (un gain de 1 %). Il faudra de toute évidence redoubler d’efforts afin que le registre reflète la proportion de 30 % de Canadiens métissés, autochtones ou issus d’une minorité ethnique.

21 %
Augmentation des dons canadiens destinés à d’autres pays pendant la dernière année, ce qui témoigne de notre étroite collaboration avec les responsables de plus de 70 autres registres de donneurs de cellules souches.

1 000
Nombre approximatif de Canadiens figurant sur une liste d’attente pour un donneur non apparenté. Le nombre total de patients en attente de cellules souches compatibles a triplé au cours des cinq dernières années, d’où l’indéniable nécessité de la banque publique nationale de sang de cordon ombilical.


Les programmes interprovinciaux et le Registre canadien pour la transplantation

En 2008, reconnaissant la nécessité d’améliorer le système national de dons et de greffes d’organes et de tissus, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux canadiens, à l’exception de celui du Québec, ont confié à la Société canadienne du sang la responsabilité d’établir les éléments suivants :

  • un plan stratégique de coordination pour le système national, y compris son mandat, son rôle et ses responsabilités;
  • des pratiques exemplaires et des programmes de perfectionnement, de transmission des connaissances et de sensibilisation du public;
  • des mesures d’amélioration du rendement du système, notamment la production de rapports;
  • trois registres interprovinciaux pour les greffes : le Registre de donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires (devenu le Programme de dons croisés de reins), la Liste d’attente nationale pour un organe et le Programme pour les patients hyperimmunisés.

Les trois registres sont désormais réunis sous le nom de Registre canadien pour la transplantation, lequel gère le répertoire et la distribution des organes à l’échelle interprovinciale.

Comme ses trois composantes, le Registre canadien pour la transplantation repose sur une politique interprovinciale et des pratiques exemplaires fondées sur des données probantes définies en collaboration. Les données recueillies aux points de service du programme sont inscrites au Registre, en ligne, en vue d’accélérer la production et la distribution de rapports. Comme le gouvernement du Québec collabore lui aussi avec la Société canadienne du sang en vertu d’une entente distincte, le projet s’étend réellement à tout le Canada.

Aujourd’hui, plus de 100 spécialistes de la transplantation au Canada, avec le soutien de nos experts, des services d’approvisionnement en organes et des ministères de la Santé, travaillent en collaboration en vue d’améliorer la transparence et la traçabilité des procédures interprovinciales de gestion des registres et de distribution d’organes.

En mars 2014, le don d’organe et la mort ont défrayé la chronique à l’échelle nationale et ainsi lancé un vaste débat public. La Société canadienne du sang, qui a alors pris part aux discussions, a souligné que le Canada était un chef de file mondial en ce qui concerne l’établissement de pratiques éthiques et médicales régissant la détermination de la mort d’un donneur d’organe. À preuve, deux ans plus tôt, elle a tenu à ce sujet, conjointement avec l’Organisation mondiale de la santé, une importante conférence sur l’élaboration de directives internationales. Le compte rendu de la conférence, qui réunissait des sommités des soins critiques, de la neurologie, de la neurochirurgie, de la médecine d’urgence et d’autres domaines, a été publié en plein coeur du débat. La Société canadienne du sang en a d’ailleurs profité pour signaler aux Canadiens que les façons de faire ici respectaient les directives internationales.

Innovation

La valeur future du système d’approvisionnement en sang repose sur les meilleures idées d’aujourd’hui.

La viabilité du système ne se fonde pas uniquement sur le renforcement de la chaîne d’approvisionnement et le perfectionnement de nos services : elle repose aussi sur la promotion de l’innovation et la transmission de méthodes d’avant-garde, tant à l’échelle de notre organisation qu’au sein de la communauté mondiale des soins de santé.

Photo de Mark Berrigan, un employé, regardant une ampoule électrique illustrée
Mark Berrigan, employé
 

Nous cherchons quotidiennement à étendre l’incidence de nos activités bien au-delà des limites de notre organisation. La stratégie que nous avons élaborée, centrée sur la valeur, comporte comme dernier élément clé une attention renouvelée pour la réalisation de recherches novatrices et la diffusion de nos pratiques exemplaires auprès de nos partenaires en soins de santé. L’an dernier, nous avons restructuré notre centre d’innovation de façon à mieux exploiter notre savoir-faire dans trois domaines d’activité névralgiques : la recherche, la création de produits, l’établissement de procédés et le développement des connaissances.

Nous avons proposé un programme exhaustif centré sur la gestion des ressources. Grâce à une étroite collaboration avec les grands hôpitaux canadiens, nous pouvons contribuer à l’élaboration de lignes directrices sur l’utilisation efficace et efficiente des produits sanguins. De pair avec les autorités gouvernementales, nous planifions les efforts communs afin que tous ensemble nous favorisions les pratiques exemplaires qui permettent l’équilibre entre gain de productivité et qualité exceptionnelle des soins.

Tous nos projets de recherche et d’éducation ont pour but d’offrir les résultats optimaux aux patients. Lorsque nous aidons à rendre plus accessibles les travaux des innovateurs, créons des produits et services ou comblons les nouveaux besoins de notre organisation, notre objectif fondamental est le même : offrir rapidement aux patients les produits ou les services dont ils ont besoin. Lorsque nous participons à l’élaboration de cadres pour la gestion de l’ensemble du système d’approvisionnement en sang, qu’ils soient axés sur l’innocuité du sang, une procédure décisionnelle fondée sur les risques ou encore sur la rentabilité de la prestation des services, la valeur de nos activités se mesure invariablement par la qualité des soins offerts à chaque patient.

Centre d’innovation

Grâce à son centre d’innovation, la Société canadienne du sang occupe une place prédominante dans tous les aspects de la recherche exploratoire, développementale et clinique, quel que soit le volet de la médecine transfusionnelle concerné. Voici certaines de nos réalisations de la dernière année :

  • approfondissement et application des connaissances sur les nouvelles technologies dans divers domaines, comme l’immunocamouflage des globules rouges et les substituts aux immunoglobulines intraveineuses;
  • collecte de données probantes à l’intention de l’Association canadienne de normalisation pour guider la modification de la réglementation en matière d’entreposage des globules rouges et de plasma surnageant de cryoprécipité;
  • participation à plusieurs essais cliniques déterminants et publication de revues systématiques de la littérature scientifique et de lignes directrices portant sur la pratique clinique.

Le Centre d’innovation fournit renseignements, expertise et financement dans trois domaines connexes : clinical practice.

Le Centre d’innovation publie régulièrement sur le site Web le bulletin Concentré de recherche, qui propose des synthèses claires et accessibles de ses travaux de recherche.

Chaque année, la Société publie également sur le site Web un rapport présentant la vaste gamme d’activités de recherche, de développement et de transmission des connaissances du Centre.


  • Debra Lane, directrice médicale de la Société canadienne du sang pour le Manitoba, a reçu le prix Ortho de la Société canadienne de médecine transfusionnelle, qui souligne l’excellence dans ce domaine.
  • La Société internationale de transfusion sanguine a honoré l’équipe de recherche menée par Sandra Ramirez en lui attribuant le prix du meilleur article publié dans la revue Vox Sanguinis en 2013. L’étude en question, sur la durée d’exposition des globules rouges à un milieu non contrôlé, pourrait entraîner la modification des normes, au profit des fournisseurs de sang du monde entier.
  • La campagne télévisée directe Ensemble pour sauver des vies de la Société canadienne du sang a reçu le prix Argent au gala de l’Association canadienne du marketing, dans la catégorie des campagnes sans but lucratif, de financement et de services publics.
  • À la même occasion, la Société canadienne du sang a obtenu le prix Bronze dans la catégorie du recrutement en ligne.
  • En plus de vanter les mérites de notre campagne publicitaire en ligne sur son site Facebook for Business, le réseau social lui a décerné la mention « Distinction ».
  • Notre système de prise de rendez-vous en ligne s’est classé au troisième rang (et a récolté un prix de 25 000 $) dans la catégorie des solutions ayant atteint deux millions d’utilisateurs (Drive to the Next Million), dans le cadre des Défis ImagiNation de l’Inforoute Santé du Canada.
  • Le microsite de recrutement de donneurs OneHero.ca, créé par la Société canadienne du sang à l’intention du Réseau UniVie de donneurs de cellules souches, a été désigné « site du jour » par les juges des Favourite Website Awards.
  • DonDeSang, qui a maintes fois dominé le palmarès des applications liées à la santé sur l’App Store, a été décorée d’un prix de l’Association of Donor Recruitment Professionals à titre de produit novateur.
  • La Société canadienne du sang a reçu un prix de la Banque Scotia pour réalisation exceptionnelle ainsi que le prix du client de l’année de la part du développeur de logiciels Readsoft pour son programme de carte de dépenses et de déplacements, qui favorise l’efficacité et l’automatisation, et pour l’adoption de pratiques exemplaires en facturation numérique.
  • Graham Sher, chef de la direction de la Société canadienne du sang, a été nommé président de l’American Association of Blood Banks. Il est la première personne non citoyenne des États-Unis à occuper ce poste.
  • Leah Hollins, présidente du conseil d’administration de la Société canadienne du sang, a reçu un doctorat honorifique de l’Université du Manitoba.
  • Le rabbin Reuven P. Bulka, membre du conseil d’administration de la Société canadienne du sang, a été récompensé de l’Ordre du Canada.
  • Kimberly Young, directrice du don et de la greffe d’organes à la Société canadienne du sang, a été désignée présidente de l’International Society for Organ Donation and Procurement. Elle est la première femme nommée à ce poste et la première titulaire non médecin.
Photo de Leah Hollins, la présidente du conseil d'administration de la Société canadienne du sang, et le Dr Graham Sher, le chef de la direction

Introduction

Offrir des produits et des services de valeur

Message de la présidente du conseil d’administration et du chef de la direction

Au cours de la dernière année, la Société canadienne du sang a continué de renforcer son bilan de rendement, excellent depuis sa fondation en 1998. Grâce à une étroite collaboration avec ses partenaires, elle a dépassé ses objectifs dans certains domaines critiques, comme l’efficacité des activités et le taux de satisfaction dans les hôpitaux, sans jamais négliger sa mission fondamentale, offrir des produits et des services sûrs et efficaces aux fournisseurs de soins de santé du Canada.

Cette belle lancée doit toutefois être analysée dans sa conjoncture. Toujours fragilisés par les restrictions budgétaires des dernières années, les gouvernements provinciaux et territoriaux qui financent la Société canadienne du sang sont contraints de scruter toute dépense en soins de santé payée au moyen des fonds publics — une tendance qui ne semble pas près de s’atténuer. Parallèlement, nous travaillons de concert avec nos partenaires financiers dans un contexte politique qui exige de toute société subventionnée par l’État le summum de la transparence et de la responsabilité. La population canadienne s’attend, avec raison, à une gouvernance judicieuse et à une gestion responsable des fonds publics que nous recevons.

Comment définissons-nous la valeur?

La recherche de valeur se trouve au coeur de notre mandat depuis qu’on nous a confié la responsabilité du système canadien d’approvisionnement en sang. Pour examiner convenablement cet aspect de notre mandat, nous devons définir la valeur dans le contexte des soins de santé, et non seulement par un coup d’oeil au bilan financier. La rentabilité optimale ne constitue qu’un de trois volets d’importance équivalente, qui comprennent aussi l’efficacité des soins et l’amélioration des résultats offerts au patient.

Les premières pages du présent rapport annuel examinent chacune des trois dimensions de la valeur que nous offrons. Cet examen, fait non pas dans une perspective utopique, mais au fil des étapes qui concrétisent notre stratégie, est accompagné des résultats effectifs de nos activités collectives. Cumulant les rôles de fabricant de produits biologiques et de fournisseur de services cliniques, nous mesurons nos progrès selon l’efficacité de notre prestation de soins de qualité, l’amélioration des résultats et l’optimisation du rendement de chaque dollar dépensé.

Évaluation de notre rendement

Nos activités de la dernière année se sont soldées par de nombreuses réussites. En matière de prestation de services, notamment, nous avons obtenu un taux de satisfaction de 98 % auprès des grands hôpitaux du Canada. En ce qui concerne nos progrès dans le domaine des soins aux patients, le nombre de donneurs de cellules souches inscrits s’est accru de presque 10 %, au grand bonheur des receveurs potentiels partout au pays. Ces perspectives s’amélioreront au fil de la mise en place de la banque publique nationale de sang de cordon ombilical du Canada, dont le premier centre de collecte et de traitement a ouvert ses portes à Ottawa, à l’automne 2013.

Du point de vue de la rentabilité, nos coûts d’administration diminueront puisque nous avons retranché de nos effectifs quelque 100 équivalents temps plein. Nous avons également à la fois réduit et évité certains coûts liés à de nouveaux contrats d’approvisionnement en produits plasmatiques. Si l’on se fonde sur un taux de change à parité, nous économiserons en moyenne 120 millions de dollars comparativement aux prévisions annuelles, soit environ 600 millions de dollars en cinq ans, d’ici à 2018.

Demande d’examen externe

Souhaitant valider nos propres mesures de rendement, notre conseil d’administration a proposé de demander un examen indépendant en 2011. D’octobre 2012 à mars 2013, la société Ernst & Young a ainsi mené une évaluation exhaustive dont elle a dévoilé les résultats dans un rapport déposé au mois de mai suivant.

Le rapport atteste que la majorité des Canadiens croit toujours que le système d’approvisionnement en sang est sûr et que la Société canadienne du sang en effectue une saine gestion dans leur plus grand intérêt. Selon l’analyse des consultants externes, nous excellons dans plusieurs domaines clés : la sûreté et la fiabilité du système d’approvisionnement en produits sanguins, la satisfaction des partenaires hospitaliers, l’engagement des intervenants, la transparence et les économies d’échelle. En outre, le rapport comprend 79 recommandations d’améliorations à l’intention de notre organisation et des ministères de la Santé des provinces et territoires. La plupart sont déjà en application et la mise en oeuvre des autres va bon train.

L’évaluation du rendement, axée sur la relation entre la Société canadienne du sang et ses partenaires de financement, a souligné l’importance de poursuivre la collaboration afin d’améliorer le rendement du système, mais sans jamais perdre de vue que les parties sont indépendantes et mutuellement respectueuses des sphères d’activités des autres. Les échanges en cours avec ces partenaires visent à bien délimiter nos rôles complémentaires respectifs. En qualité de fournisseur indépendant, nous sommes tenus de gérer nos activités de façon entièrement transparente et responsable dans le respect d’un cadre de gouvernance bien défini. Nos bailleurs de fonds, quant à eux, perçoivent les avantages de notre indépendance dans le cadre de la définition de notre mandat ainsi que tous les aspects de la politique de santé et du mode de dépense de fonds publics sur leur territoire. Au terme de nos négociations, nous espérons avoir convenu d’une entente pancanadienne de responsabilité conjointe au printemps 2015.

Une stratégie pour le changement

L’offre de valeur équivaut souvent à une recherche constante de façons de bonifier une valeur existante. Dans notre quête de la qualité, par exemple, nous ne nous limitons pas à fournir des produits et des services sûrs et efficaces. Nous offrons aussi des conseils d’expert sur la façon d’optimiser leur effet, que nous nous adressions à des médecins de première ligne utilisant des composants sanguins labiles bien précis ou à des dirigeants du système de santé cherchant à tirer meilleur parti de nos produits et services.

Au coeur de notre contribution à l’ensemble du milieu de la santé au pays figurent les progrès considérables que nous avons faits grâce à la restructuration des activités de notre organisation. À titre de fournisseur de produits biologiques, nous appliquons les principes de gestion intégrée de la chaîne d’approvisionnement à tous les aspects de nos activités, depuis les relations durables que nous entretenons avec les donneurs jusqu’au perfectionnement d’innombrables étapes visant à fournir le bon produit au bon endroit et au bon moment. Quant à nos succès comme fournisseur de services cliniques, tels que nos registres de dons d’organes et nos programmes de recherche et de formation novateurs, nous en évaluons la qualité au moyen des répercussions qu’ils ont sur les patients receveurs. Autrement dit, l’évolution de notre système de gestion de la qualité se perçoit dans tout ce que nous faisons.

Le cadre de nos activités, c’est une stratégie bien définie, fondée sur l’expérience, adaptable selon les changements et favorisant l’atteinte de notre objectif global de toujours : l’offre de valeur au système de santé canadien, pour le bien de tous les Canadiens.

Le chef de la direction,
Graham Sher

La présidente du conseil d’administration,
Leah Hollins